Le tendon est une formation anatomique, interposée entre le muscle et l’os. On définie différents segments :
le
corps du tendon
la
jonction muscle/tendon
la jonction os/tendon (jonction ostéo tendineuse).

Pour
isoler le tendon et lui permettre un glissement plus facile, il existe une
structure péri tendineuse, une gaine synoviale. Il existe également des systèmes
de glissement, répartis au niveau des zones où le frottement peut être élevé,
qui s’appellent des bourses conjonctives. Le volume du tendon peut se développer
en fonction de l’entraînement et ceci jusqu’à la fin de la croissance. Après,
un entraînement régulier ne pourra développer ce tendon. De même, en
vieillissant, les qualités élastiques et de résistance du tendon diminuent.

Modalités et survenue des tendinopathies 1/
Les tendinopathies de traction Ce sont celles que l’on rencontre le
plus fréquemment au niveau du genou. Elles peuvent survenir de manière
brutale, sur une impulsion, un mouvement puissant, ou, de manière progressive,
sur des mouvements répétitifs : freinage, sauts… Le surmenage peut se
produire de deux manières : Soit
il s’agit d’une activité sportive, dont la durée s’est largement majorée. Soit
d’une activité sportive dont l’intensité s’est majorée.
2/
Les tendinopathies par frottement ou compression Des frottements ou des balayages répétés,
débouchent le plus souvent sur une souffrance de l’enveloppe située autour
du tendon (ténosynovite) ou de l’atteinte des structures de glissement
(bursite). Le cas le plus typique est le syndrome de balayage du tenseur du
fascia lata. 
3/
Les tendinopathies par choc direct Elles sont beaucoup plus rares, se
rencontrent volontiers dans les sports de contact. Les lésions sont variables,
suivant le type d’agent vulnérant. On
peut rencontrer des lésions péri tendineuses, intra tendineuses, au niveau du
corps ou de l’insertion du tendon. La
pathologie du tendon est le plus souvent en rapport avec une rupture de quelques
fibres tendineuses. Dés que cette lésion s’est produite, l’organisme met
en marche des processus de cicatrisation. Pendant les trois premiers jours, les
polynucléaires et des macrophages, infiltrent la zone lésionnelle. Il
s’associe un œdème avec la formation de néo capillaire. A partir du 4èmejour, on assiste à un développement des fibres blastes qui permettent
d’aboutir vers la fin de la 3ème semaine à un tissu de
granulation. C’est à la fin du 1er mois que se produit la véritable
cicatrisation par l’intermédiaire d’un cal tendineux. La régénération
complète se situe à la fin du 3ème mois. Le processus de guérison
n’est cependant pas acquis, car il persiste au niveau du tendon un déficit de
résistance à la traction, qui peut atteindre 30 %. Il semble que la récupération
complète nécessite une année. Pour certains, un déficit de 20 à 30 % peut
persister. Parfois la cicatrisation est de moins bonne qualité et il persiste
au sein du tendon des foyers de nécrose, des nodules fibro cicatriciels, des
cavités kystiques, des calcifications. 
Avec l’âge, les processus cicatriciels
et de réparation deviennent moins performants. Ce
phénomène s’accélère tout particulièrement après 60 ans. Contrairement
à ce que l’on a longtemps pensé, la mise au repos complète d’un tendon
qui présente une souffrance tendineuse, n’est pas forcément une bonne chose.
Au contraire, une activité bien dosée et contrôlée améliore la qualité de
la réparation tendineuse. A l’opposé, une reprise trop précoce des activités
sur un tendon fragilisé, est alors très péjorative.La qualité de cicatrisation dépend de différents facteurs